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Choisir le bon appareil de chauffage au bois

Choisir le bon appareil de chauffage au bois

Photo : Palazzetti

Le plus ancien combustible utilisé par l’homme pour se chauffer est également l’un des plus actuels, des plus économiques et des plus performants !

Durant ces douze dernières années, le bois est devenu une énergie à part entière, son utilisation comme source principale d’énergie passant de 30 à 50 % des utilisateurs. Parmi eux, près de la moitié se chauffent aujourd’hui uniquement au bois. Economique, c’est un moyen de chauffage peu soumis aux spéculations et accessible au plus grand nombre. C’est enfin, le plus sympathique des combustibles, car naturel, renouvelable et disponible partout en France. Reste à trouver le bon appareil !

Quel appareil pour quels besoins ?

Cet appareil de chauffage sera t-il un appoint, un objet de décoration ou une véritable source de chaleur pour la maison ? Celle-ci est-elle bien isolée ? Le but est-il de chauffer une pièce ou de chauffer toute la maison ? L’approvisionnement et le stockage de combustible sont-ils aisés ? Quel est le budget ? Autant de questions qui permettent d’établir un cahier des charges avant de choisir l’appareil adapté.

Si votre objectif est de chauffer, mieux vaut oublier la cheminée ouverte. Le plaisir des flammes ne compense malheureusement pas son mauvais rendement (inférieur à 10 %). A moins de l’équiper d’un clapet bien étanche, elle transforme la maison en passoire à calories lorsqu’elle ne fonctionne pas.

Sa transformation en foyer fermé améliorera son rendement ou, mieux encore, la construction d’une cheminée neuve autour d’un insert performant, dont le rendement peut atteindre 80 %, grâce à un système de récupération de chaleur dans la hotte.

Autre possibilité, le poêle à inertie. C’est un poêle de plusieurs tonnes dont la masse est telle qu’un feu nourri de deux heures suffit à le faire rayonner durant 12 heures. Poêle traditionnel alsacien en faïence (Kachelofen) ou poêle construit sur place (terre crue, pierre, briques...), c’est une solution qui convient bien dans une maison compacte et qui peut suffire à chauffer une maison bien isolée.

Photo : Tulikivi

Plus petit, le poêle s’adapte à tous les intérieurs. Simple à installer, efficace, il cumule chauffage de l’air (convection) avec rayonnement (conduction). Certains sont de véritables merveilles de technologie avec une autonomie de plusieurs jours (granulés) et des rendements de 95 %. Les cuisinières à bois peuvent s’apparenter aux poêles. Certaines peuvent également fonctionner aux granulés, voire cumuler bûches et granulés.

Il est possible de relier inserts, cuisinières ou poêles à hydro-accumulation à un circuit de chauffage traditionnel. Ce système présente toutefois les contraintes liées au bois bûches : alimentation régulière, manipulation du combustible, difficulté de réglage, pas de chauffage en cas d’absence... qui pourront être résolues avec l’achat d’une chaudière automatique ou si l’appareil ne constitue qu’un appoint d’une autre source de chauffage. Ces appareils s’automatisent également lorsqu’ils sont prévus pour fonctionner au granulé.

Quel combustible ?

Le chauffage à bûche est le plus économique, surtout si l’on « fait » son bois soi-même. Attention, le rendement varie beaucoup en fonction de l’hygrométrie du bois, impérativement inférieure à 20 %. Si l’appareil est le seul mode de chauffage, la manutention des bûches peut devenir un exercice pénible passé un certain âge.

Le granulé ou la bûche compressée, livrés en sacs, sont plus adaptés à la vie urbaine. Composés uniquement de sciure de bois de résineux, compressée et chauffée, ces produits concentrent un pouvoir calorifique bien supérieur au bois bûche. L’hygrométrie contrôlée et la forme parfaitement calibrée du granulé autorisent son utilisation dans les systèmes de chauffage automatisés comme les chaudières à bois ou les poêles. Sa manutention est aisée et propre. Il existe en vrac ou en sacs. Son coût est supérieur, mais reste très compétitif par rapport aux autres combustibles. Notons qu’il existe aujourd’hui un poêle à bûches densifiées automatique et que de nouveaux granulés se développent à partir d’autres sources de biomasse.

Enfin, adaptées aux zones rurales compte tenu des volumes à manipuler, les chaudières à bûches ou à bois déchiqueté (plaquette forestière, sciure), sont de plus en plus performantes. Le bois déchiqueté (ou plaquette forestière) est représenté par des fragments de bois issus du broyage de divers produits : rondins, branches, houppiers, déchets de scierie, rémanents forestiers... Il doit être d’une humidité constante (30 % maxi sur poids brut) et d’une granulométrie adaptée à la chaudière (généralement 3 x 2 x 1 cm).

Il existe aussi des chaudières « brûle-tout » permettant de valoriser des sous-produits de l’agriculture comme les noyaux, les coquilles de noix ou de noisettes, le moult d’olive déshydraté, les pépins de raisins, les résidus de soja, les rafles de maïs... mais aussi la paille, le miscanthus...

Pour en savoir plus, lire notre dossier combustibles.

 

Chauffage au bois et RT2012

Le chauffage au bois bûche et à granulés est une énergie renouvelable prescriptible dans les habitations neuves soumises à la réglementation thermique 2012 (RT2012), en vigueur depuis le 1er janvier 2013.

Pour utiliser le bois comme source de chauffage principal, le système doit être muni d’un dispositif d’arrêt manuel et d’une régulation automatique de la température intérieure. Cette solution bénéficie alors d’une bonification de 30 % sur l’exigence maximale de consommation en énergie primaire du bâtiment. Toutefois, il sera considéré comme chauffage principal, dans la limite de 100 m² de surface habitable, et devra couvrir au minimum 50 % des besoins de chauffage du bâtiment (article 26 de l’arrêté du 26 octobre 2010). Au-delà de 100 m² un deuxième appareil de chauffage est donc théoriquement nécessaire.

Dans tous les cas, le chauffage au bois bûche et à granulés peut être prescrit dans l’habitat neuf en tant que chauffage d’appoint permettant de réduire la consommation de gaz ou d’électricité.

Le test d’étanchéité à l’air doit être théoriquement effectué une fois le poêle installé, ce qui impose le choix d’un poêle dont la chambre de combustion est étanche et dont l’arrivée d’air de combustion se fait sur une prise d’air extérieur (le poêle n’utilise pas l’air de la pièce pour assurer sa combustion). L’impact d’un poêle non étanche à l’air sur l’étanchéité du bâtiment, est estimé entre 0,1 et 0,2 m³/h.m².

Photo : DDG

Les poêles hydro

A mi chemin entre la chaudière et le poêle, les appareils à hydro-accumulation constituent un appoint ou un chauffage central performant. L’appareil chauffe directement les pièces de la maison durant la journée et accumule également de la chaleur dans un ballon, en hydro-accumulation. Lorsque le feu dans le poêle est éteint (matin, nuit...), le ballon prend le relais et distribue la chaleur dans les radiateurs, les murs ou les planchers chauffants. Il peut être à bûches, à granulés ou mixte et peut se présenter sous la forme d’une cuisinière. Contrairement à la chaudière automatique, il n’est généralement pas relié à un silo et nécessite un approvisionnement manuel. Il est situé dans une pièce de vie (salon, cuisine, etc.) qu’il chauffe également par convection comme tout poêle. La présence d’un ballon tampon permet de lisser les tem- pératures entre deux chauffes. Il est possible d’associer également le chauffage de l’eau chaude sanitaire (« tank in tank » ou ballon au bain marie dans le ballon). Il faudra estimer précisément vos besoins pour bien dimensionner la puissance, mais également le ballon, qui sera au minimum de 500 litres. Comptez 3 000 à 7 000 € environ pour un poêle hydro à bûches, 3 000 à 10 000 € pour un poêle hydro granulés, pour une installation de moins de 30 kW. Au-delà, les prix dépassent les 10 000 €.

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