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Système solaire combiné

Système solaire combiné

Photo : Clipsol

Comment ça marche ?

Selon le même principe de fonctionnement que pour l’eau chaude sanitaire, l’énergie solaire peut aussi couvrir une partie des besoins de chauffage d’un bâtiment. Le « Système Solaire Combiné » (SSC) permet de couvrir de 30 % à 40 % des besoins annuels selon la région et la taille de l’installation. Il convient aussi bien aux régions froides et bien ensoleillées qu’à celles où l’on doit chauffer longtemps. Le chauffage solaire offre également d’intéressantes perspectives d’économies en intersaison, quelle que soit la localisation géographique .

Des besoins différents

L’installation doit s’adapter à la variabilité des besoins : l’eau chaude (ECS) est utilisée toute l’année, mais ponctuellement au cours de la journée, contrairement au chauffage dont les besoins sont plus constants durant la saison de chauffe et nuls en été. L’eau chaude d’un chauffage solaire est généralement à basse température contre 45 à 60 °C pour l’ECS. Et c’est lorsqu’il y a le moins de soleil que l’on en a le plus besoin !

Comment stocker la chaleur ?

L’énergie thermique est stockée de deux manières : soit dans un ballon tampon de 500 à 2000 litres selon le principe d’hydro-accumulation, soit directement dans la masse d’un plancher en béton dans lequel va circuler l’eau glycolée (technique du plancher solaire direct, PSD®).

Quel mode de diffusion ?

Dans le principe du PSD®, la dalle béton stocke et diffuse lentement la chaleur grâce à l’inertie du béton. Donc, même en l’absence de soleil, le rayonnement continue.

Compte tenu de la lourdeur du chantier, le PSD® est adapté aux constructions neuves ou aux réfections lourdes.

Dans les autres cas, la diffusion se fait à partir d’un ballon de stockage par un plancher chauffant basse température, par des murs chauffants ou des radiateurs de préférence dimensionnés pour la basse température.

Quelles dimensions ?

Selon les besoins et l’ensoleillement local, la surface de panneaux oscille entre 7 et 20 m². En France, 1 mètre carré de capteur permet de chauffer 6 à 10 mètres carrés de logement. Pour favoriser le chauffage solaire, les capteurs sont idéalement orientés plein sud et inclinés à 45°, mais les orientations sud-est à sud-ouest à une pente de 30 à 60° conviennent aussi sans qu’il n’y ait de baisse significative de production.

Un appoint, pour quoi faire ?

L’appoint peut être raccordé au système (chaudières classiques bois, gaz, oul, électricité...) ou être indépendant (poêle, insert...). Coupler le solaire au bois permet d’être 100 % énergies renouvelables, mais toutes les énergies peuvent être utilisées en appoint, l’important, étant que la régulation du système donne priorité au solaire, chaque fois que cette énergie est disponible.

Le coût

Pour le chauffage solaire dans les régions du sud, d’une maison de 110 m², 13 m² de capteurs représentent 50 % d’économie en chauffage et coûtent de 15 000 à 20 000 €, hors appoint et hors subventions.

En France métropolitaine, 1 m² de capteurs permet d’économiser en moyenne 800 kWh par an. Le retour sur investissement dépend du coût de l’énergie d’appoint, du rendement de l’installation et du montant de l’investissement. Compte tenu des aides, il est de l’ordre de dix à quinze ans. Les capteurs ont une longévité de plus de 30 ans. Les formalités administratives sont identiques à celles du chauffe-eau solaire. Consultez votre installateur Qualisol (RGE) qui vous conseillera sur l’installation la plus adaptée à vos besoins.

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